• sandy

Philosopher sur ... Le Corset.

Chers amis lecteurs bonjour, une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'une réflexion philosophique qui m'est venue au cours d'une conversation plus ou moins houleuse avec une adepte du corset.

Ayant adopté une alimentation saine, essentiellement crue depuis plus d'un an, je passe par des moments de détoxination, de guérison et de transmutation pour le moins cocasses et parfois perturbants. Dans le cadre de ma pratique de thérapeute, je rencontre des gens de toutes sortes, et s'il ne m'est pas permis de juger ces personnes, certaines sont de vrais boosters pour ma propre évolution et mes propres apprentissages sur la compassion ... Ayant, "par hasard" rencontré une adepte de corset (mais le hasard existe-t-il vraiment, ou comme le disait Einstein, est-ce Dieu qui vient nous rendre visite incognito ?), j'ai décidé de vous faire part de certaines de mes réflexions sur le sujet, afin que chacun puisse se faire son propre avis sur la question, progresse dans l'ouverture d'esprit, la bienveillance et la compassion. C'est au cours d'une discussion pour le moins animée et passionnée avec cette personne, que j'ai été amenée à réfléchir sur la raison de cette "mode", qui peut pousser tant de femmes (et quelques très rares hommes) à s'acharner de la sorte sur leur corps, près d'un siècle après l'avoir jeté aux oubliettes ... Par souci de respect de la vie privée, j'ai changé le prénom de cette personne, que j'appellerai Jenny.


Traversée par des émotions violentes, et des cycles de dépression, de violence et de rage, Jenny se sentait invisible, bafouée, perdue, seule, etc ... Elle s'est essayé à plusieurs types de métiers, et chaque fois elle partait, lasse d'ennui et d'irrespect de la part de ses clients, comme de celle de ses collègues. Après quelques années de galère, celle-ci a rencontré une fétichiste du corset qui l'a incitée à la suivre dans ses "délires" ... Je me demandais comment Diable elle avait bien pu se laisser entraîner par cette "amie" dans cette voie destructrice. Mais elle m'avoua que ce que lui apporta le corset était au-delà de toutes ses espérances ... J'étais suspendue à ses lèvres, médusée, attendant la suite de son histoire...


Traversée de toutes sortes d'émotion plus ou moins négatives, Jenny était perdue, mal dans sa peau, ... Alors qu'elle croyait avoir enfoui bien profondément, oublié, dépassé et guéri certaines émotions, elle embrassa un nouveau métier qui lui apportait ce dont elle avait tant besoin :

* de la visibilité

*du respect

*de l'action

*de la fraternité de corps ...

Elle rentra dans l'armée à 26 ans, convaincue qu'elle avait enfin trouvé le métier idéal pour elle. Tout ce qui lui avait toujours manqué était là, à portée de main. Son âme de guerrière, son âme de chevalier qui défend la veuve et l'orphelin, qui prend soin, qui sert et protège ... Tout y était !

La maternité la pris de court, et elle abandonna sont métier pour se consacrer à sa progéniture quelques temps. Sa hiérarchie changea alors qu'elle accouchait de son premier enfant, mais elle y croyait toujours : elle reprendrait son poste à la fin de son congé parental, qui s'allongea du fait de l'arrivée d'un deuxième enfant. Quand elle repris du service après son congé parental, de son point de vue, le métier avait changé, et elle ne se sentait plus vraiment en accord avec certains choix de sa hiérarchie. Elle déprimait de plus en plus et dû faire un choix douloureux mais nécessaire pour sa survie : quitter l'armée. Dans sa caserne, le quotidien n'était plus (selon elle) que politique, faux-semblants et félonie ... Cela ne lui correspondait pas du tout, elle qui avait l'âme pure des êtres de Lumière ! Elle se demandait comment survivre dans ce monde dépourvu de joie, de gentillesse, d'honneur ... Au fond, elle aurait encore préféré devoir appartenir à un clan mafieux qui lui, pesait-elle, avait un code d'honneur ! De nos jours, c'est chacun pour soi, chacun tire la couverture à soi ... Exit le chevalier en armure étincelante ! L'ancien temps avait du bon, pensait Jenny, quand Jeanne d'Arc la Pucelle d'Orléans défendait le royaume du bon roi Charles. Elle le faisait corps et âme, passionnément ... Aujourd'hui tout est tiède et sans relief, blafard ... La passion n'est plus de ce monde. Finalement c'est peut être ça l'enfer ? : de la tiédeur en tout et pour tout, la grisaille ...Mais elle, Jenny, autrefois était une passionnée ! Vivante, vibrante, haute en couleurs, originale, ... Par amour, elle s'était laissée emprisonner dans une cage dorée, dompter, dresser ... Elle se souvenait que lors de repas de famille, pour éviter les embrouilles et les conflits, son mari lui donnait des coups de genou ou de pied pour pas qu'elle ne s'emporte et jette de l'huile sur le feu dans une discussion houleuse ou simplement quand elle avait un avis différent ... A présent ce n'était plus la peine : elle n'avait même plus la force de contester. Finalement, peut être était-elle damnée ? Sa passion s'était envolée. Elle n'était plus que l'ombre d'elle-même. Comment retrouver ses couleurs ? Comment retrouver sa dignité ? Tout en gardant un peu de réconfort ...


M'est avis, personnellement, que c'est là le point faible de l'être humain, celui par lequel il devient faible, tiède : la fainéantise, et le confort ... S'y soumettre, quelque part, c'est déjà capituler. Et il me semble que cela nous emprisonne bien plus fermement que la plus dure des prisons ... Incapable de marcher, d'oeuvrer, de rire, d'aimer, vraiment, véritablement, L'être humain n'est plus que l'ombre de lui-même ... Il semble que tout ce qu'il gagne en confort l'englue toujours davantage dans la paresse et la tiédeur. Et pourtant, nous le savons : moins on en fait, moins on peut en faire ; demandez à vos muscles, ils savent bien que c'est vrai. D'ailleurs pour fonctionner nos muscles ont besoin de sucres de qualité (donc des fruits). En diabolisant les sucres, tous les sucres sans distinction, en les mettant dans le même sac quelle que soit leur nature ou provenance, on se met au régime sec ! Privant par là même chacune de nos cellules de sa nourriture, de son carburant, affaiblissant chaque jour un peu plus le corps autant que l'esprit. Pour obtenir le soutien, la rigueur, la droiture que nous avons perdu, nous usons alors d'artifices...


La vie continuait, bon an, mal an, jusqu'à ce qu'elle rencontre des adeptes fétichistes du corset. Elle s'y essaie, et y trouve une liberté totalement inespérée et insoupçonnée !

Jenny m'explique alors, que le corset c'est justement ça : la rigidité, le soutien, la droiture, ... Lorsque l'on porte une corset, tout mouvement doit être mûrement réfléchi, effectué avec lenteur et noblesse, Avec une grâce qui n'est pas possible sans cela. Quand nous voulons sentir, éprouver les parois de cette prison invisible qui nous enserre ... Le Corset apporte cela. Les biens pensant crient au scandale et à la folie, bien sûr ! Mais quelque part, Jenny sent que le corset lui apporte cette sécurité, cette armure, Ce sentiment de sûreté d'elle-même, qui lui fait tant défaut. Au lieu que faire jaillir de l'intérieur, comme un exemple à suivre, la droiture (entre autres), elle la recherche à l'extérieur dans les artifices d'un vêtement à la fois honni et adoré, autrefois jeté aux orties, aujourd'hui réinventé, pour son plus grand bonheur ! ! ! En se glissant dans le corset, elle comprend cette fascination mêlée d'effroi, ces passions qui se déchaînent (tant pour que contre !), lorsque l'on évoque le corset.

"Il est très dangereux !" crient certains ... Même si, à bien y réfléchir, Jenny trouve qu'utilisé intelligemment, il n'écrase pas plus les organes qu'un bébé porté lors d'une grossesse.

"On s'en est débarrassé, ce n'est pas pour le remettre !" hurlent d'autres ... Mais elle pose la question qui fâche : "En êtes-vous bien sûr ?" Symboliquement m'explique-t-elle, on porte aujourd'hui bien pire que le corset de l'ancien temps. Les diktats de la mode et du bien-être, de la positivité, de l'absolu devoir de performance, sont à son sens bien pires que de porter un corset ...

Le fait est, que les adeptes néo-corsetées, y trouvent leur compte !

Plus jolies, avec cette belle silhouettes en sablier tant recherchée selon elle, le corset leur offre un aide-minceur, un réducteur d'appétit (pour les gourmandes), tout trouvé ! ... Et séductrices, elles ne laissent jamais, ni hommes, ni femmes, indifférents.

Avec un corset, fini l'invisibilité ! Bonjour taille fine, , apparence sexy, séduction, maintien, soutien, droiture, ... Scande Jenny, toute à son enthousiasme.

D'ailleurs, à n'en pas douter, ce qui est à l'extérieur influençant ce qui est à l'intérieur (et vice versa), cela fini sans doute par être une véritable seconde nature, et fini par déteindre sur l'état d'esprit. Ce dernier devient alors lui aussi synonyme de soutien à autrui, droiture, honnêteté, etc ... Avec un Corset poursuit Jenny, on ne peut pas tricher !


Alors, dans notre monde chaotique, retors, en perdition ... est-il si inconvenant et illogique, de voir aujourd'hui réapparaître le corset (même remanié et assoupli pour plus d'aisance de mouvement) ? Pas forcément. Et vous, qu'en pensez-vous ? Croyez-vous que le hasard et le fétichisme seuls, soient responsables des choix de ces femmes adeptes du corset au XXIème siècle ?

Sans toutefois m'y essayer, si vous m'avez lue jusque là, je pense que non.

La recherche de :

*sécurité

* rigidité de certaines valeurs refuges

* soutien et "sororité" , fusse à travers la contrainte

dans un monde en plein mutation et noyé de violence, est toute aussi naturelle et logique, je crois, que le fait de respirer, boire, manger, ou dormir.


Après, loin de moi l'idée de vouloir faire l'apologie du corset, qui reste un instrument anti-physiologique pour moi !

Mais je dirais que chaque chemin et choix de vie, avec ou sans corset, est individuel et ne tolère aucun jugement. Chacun fait ce qui lui plaît et reste libre d'acquiescer, de réfléchir, d'adhérer ou non à une telle philosophie, fut-elle inconsciente de la part de ses adeptes ...



Wonder Woman égérie du féminisme, corsetée ...


Quel est le rapport avec le bien-être et la nutrition, me direz-vous ? Aucun sans doute ...

A moins que se sentir soutenue, encadrée, etc ... Soit ce qui manque et est recherché ...

A moins que la nourriture, certains aliments en particulier, aient le pouvoir d'induire certaines sentiments et émotions ... Peut être vous contenrais-je un jour ce que j'ai découvert là-dessus...

Bonne continuation,

Sandy.





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sandyeveiletliberte@gmail.com

Thérapeute Holistique

Bioénergie & Alimentation Vivante

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